Née d’une famille juive très aisée de France, une jeune femme s’est retrouvée enceinte, à l’âge de 15 ans, d’un homme juif de dix ans son aîné. Craignant pour le nom de sa famille, le père de la jeune femme l’a contrainte à épouser cet homme.
Le mariage s’est déroulé de façon traditionnelle, sous la houpa, entre un homme et une femme nés de deux familles juives, selon la religion de Moïse et d’Israël.
Cinq mois plus tard naissait une petite fille, puis le couple eut une seconde fille au bout de 3 ans de mariage.
Durant 4 ans qui ont suivi, le couple va résister aux facéties de la vie, jusqu’au jour ou à bout de force la jeune mère de deux enfants décide de quitter son mari volage et joueur. Elle décide de partir avec ses deux filles vivre chez ses parents.
Pendant quelques années, la jeune femme va fréquenter un homme qui visiblement tient à elle et qui souhaite l’épouser, mais son premier mari lui refuse le guet (acte de divorce religieux) ce qui ne lui permet pas de se marier dans la tradition juive avec un autre homme.
Au bout d’un an supplémentaire de bataille avec son ex-mari, la jeune femme obtient finalement son guet, mais le mariage religieux avec son nouveau compagnon lui est refusé ! La raison invoqué étant que, bien que la femme n’avait plus aucun rapport avec son ex-mari, elle connaissait et fréquentait cet autre homme alors qu’elle n’était toujours pas encore divorcée religieusement de son premier mari.
Le couple, qui veut tourner la page, finit par trouver un rabbin qui les marie, mais le consistoire ne reconnait pas cette union, car d’une part, elle a connu cet homme en étant toujours mariée, et même si par la suite, elle a reçu le guet (divorce religieux) elle est interdite à son ancien mari et aussi au nouvel homme qu’elle souhaite épouser, et d’autre part, les mariages du rabbin qui les a mariés, ne sont pas reconnus.
C’est alors qu’est né un garçon de cette union interdite, naissance qui entrainera ce garçon à être considéré comme mamzer.
C’est à ce moment du dossier qu’intervient le Rav Moshé Cohen afin de trouver une faille dans cette histoire si malheureuse, faille qui permettra de retirer ce nom de mamzer à cet enfant (bâtard en français), c’est-à-dire son titre d’enfant illégitime.
Le Rav Moshé Cohen va mettre plusieurs longs mois à rassembler le dossier et permettre à ce jeune homme né avec une épée de Damoclès sur la tête, d’être libre de pouvoir se marier avec n’importe laquelle des jeunes filles du peuple d’Israël, à la joie de ses parents et de ses grands-parents.

